« Chez Urwerk, nous sommes des fous qui essayons ! »

Une rencontre avec Pierre et Diego

La force d’une entreprise réside dans son produit, mais avant tout dans la qualité de ses équipes. Cette affirmation est d’autant plus vraie quand on parle de petites et moyennes entreprises comme Urwerk.

Le produit se démarque par lui-même et nos nombreux entretiens avec Martin Frei vous donnent les clés de compréhension de cette créativité à l’origine de cette différentiation.

Si l’attachement à l’entreprise est facilement compréhensible pour l’équipe dirigeante, la question est d’autant plus intéressante quand on la pose à ses derniers arrivants.

Dans le cadre de notre exploration de la marque, nous sommes donc allés à la rencontre de Diego et Pierre, les représentants de cette jeunesse.

Après les salutations d’usage, nous y voilà, nous avons devant nous deux êtres qui vont nous donner les réponses à nos questions. Alors sans attendre, plongeons dans l’interview.

Pierre et Diego c’est un plaisir de vous avoir sur Tourbillon Watch. Nous avions eu la chance d’avoir cet entretien avec Martin, Felix et Yacine (disponible ici) et c’est maintenant à votre tour d’y passer.

Pouvez-vous décrire Urwerk en 3 mots ?

Diego : Pour moi, les 3 mots qui décrivent le mieux Urwerk ce serait : Familiale, Irrationnel et Avant-gardiste. Et je dirai même que Familiale est le plus important. Urwerk n’est pas géré par une famille mais on se sent comme une petite famille. On se voit tous les jours, nous sommes qu’une dizaine à travailler sur Genève et cette taille nous demande d’être proche les uns des autres pour bien travailler. Urwerk est devenu d’une certaine manière notre deuxième famille.

Pierre : Out of the box, voilà selon moi ce qui décrit le mieux Urwerk.

Urwerk n’a pas été votre premier emploi, avant de rejoindre l’équipe, vous aviez respectivement un autre travail. Qu’est-ce qui vous a fait rejoindre Urwerk ?

Pierre : pour ma part, ma passion première est l’art contemporain et l’histoire de l’art. Alors quand j’ai rencontré Felix et Martin pour la première fois, j’ai eu cette impression d’échanger avec deux artistes. Ils cherchent à repousser les frontières de leur discipline et c’est l’idée d’être à leur contact qui m’a donné envie de rejoindre l’équipe. Leurs œuvres et l’équipe ont donc été déterminant pour moi.

Diego : pour moi, ce qui me plaisait chez Urwerk, c’est qu’ils sortaient des standards de l’horlogerie. Tant techniquement que dans leur façon de faire. Ils étaient eux-mêmes et ne se laissaient pas influencer par les autres. Voyant cette liberté au sein des équipes, j’ai compris qu’Urwerk allait me permettre d’acquérir plus d’expérience et je n’ai pas été déçu !

Vous qui êtes au cœur de la marque et qui avez donc accès à des choses que peu de gens savent, selon vous que doit-on retenir d’Urwerk ?

Diego : comme je le disais plus tôt, les équipes chez Urwerk sont libres et cette liberté nous permet d’être créatifs. Chacun est libre de s’exprimer et de travailler à sa manière et en fin de compte, nous arrivons tous à travailler ensemble et nos objectifs sont atteints.

Dit de façon plus crue, je dirai qu’Urwerk c’est un bordel organisé duquel sort des idées folles. Les talents de chacun ne sont pas bridés par de quelconque standard nous permettant de continuer à nous différentier des autres marques indépendantes.

Pierre : j’ajouterai au bordel organisé que chacun de nous a son grain de folie. En sommes, chez Urwerk, nous sommes des fous qui essayons !

Cette folie collective, permis par un terreau mis en place par Martin, Felix et Yacine, trouve son explication dans une citation de Felix : « pour l’équilibre d’Urwerk, il faut l’équilibre de chacun. On peut donc travailler pour Urwerk même si on a d’autres projets personnels à côté. Je n’exige pas que tout le monde travail à 100%. C’est cet équilibre qui nous permet de réaliser ces folles idées. »

Ce terreau libère votre créativité et repousse ses limites. Devant autant de liberté, avez-vous en tête des projets que vous aimeriez réaliser avec Urwerk ?

Diego : pour ma part, ce que j’aimerais réaliser avec Urwerk, ça serait déjà de maintenir cet esprit créatif et cet élan de pionnier. Dans cette lancée, j’aimerais collaborer avec des artistes, mais aussi qu’on travaille avec de nouvelles matières ou de nouveaux éléments. Ainsi je protège l’esprit de la marque et je continue à influencer l’industrie comme Urwerk le fait depuis 25 ans.

Pierre : j’aime cette idée de pouvoir collaborer avec des artistes. Qu’Urwerk devienne ce pont qui relie deux univers différents mais animés par une envie commune. Plutôt que de choisir des artistes en fonction de leurs techniques, j’aimerais les choisir en fonction de leurs visions pour les confronter à celle d’URWERK. Dans cette logique, je pense à Marie Hazard, Sterling Ruby et Max Lamb. Ils ont chacun dans leur discipline changé les codes.

Qu’est-ce que peu de gens savent sur Urwerk ?

Diego : c’est une anecdote sur la présentation du premier model à Bâle en 1997. Sans aucunes explications, la montre était posée sur un réchaud. Pour l’époque, les gens étaient déstabilisés car ils n’étaient pas encore habitués à cette folie créative des indépendants. Habitués aux présentoirs classiques, ils avaient devant les yeux un réchaud sur lequel était posée la première montre de cette marque jeune et inconnue.

Something hot is cooking!

Il va sans dire que cela n’a laissé personne indifférent et 25 ans plus tard, Urwerk a su donner tort à leurs détracteurs et à l’heure où je te parle, le réchaud est exposé chez The Hour Glass en Malaisie.

Pierre : peu de gens savent que nous avons lancé un cube en titane dans l’espace. Ce cube est un hommage à Pietro Manzoni et à son œuvre Le Socle du Monde. Appelé le Socle du Ciel, cette création de Martin Frei et de Christophe Draeger a rejoint l’espace lors d’une mission spatiale. Cela ne pouvait qu’être imaginé et mis en place par Urwerk. Notre attachement à l’espace est donc renforcé et en plus d’être sur des poignets, Urwerk est aussi présent dans l’espace.

Et pour finir, quel est votre top 3 des montres Urwerk ?

Diego : UR-112 ; UR-220 RG ; UR-105 TTH

Pierre : UR-111C TT ; UR-100 Gunmetal ; UR-102 x Cooper Jacoby

C’est avec le sourire que l’interview s’est terminé. J’étais heureux de voir que la passion qui anime Felix, Martin et Yacine brûle aussi dans les veines de Pierre et Diego. Ils ont compris la mission d’Urwerk et veulent la mener à bien à leur tour.

Il faut donc féliciter cette équipe dirigeante qui a su s’entourer et inculquer sa passion tout en faisant attention. Il faut avant tout, comme nous le disait Felix, que l’équilibre de chacun soit respecté afin de « réaliser ces folles idées. »

Et vous, quel est votre top 3 des montres Urwerk ?

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