Ceci n’est pas un article de review, mais bien une aventure avec la Meangraf Sous-Marine de Yema

Partager ses souvenirs n’est-il pas le meilleur moyen de commencer une bonne soirée ?

Elles commencent souvent par un : « tu te souviens quand … ». Et à ce moment-là un portail spatio-temporel s’ouvre et les heures défilent pendant que tu revis une partie de ta vie. Un moment suspendu entre amis où les bières s’enfilent, sans t’enivrer, car tu es dans un autre monde. Le monde merveilleux de tes souvenirs.

Laisse-moi te partager l’un de mes souvenirs.

Une aventure inattendue

Paris, Avril 2022.

En cette matinée de printemps, le soleil est au rendez-vous et la nature se pare de mille et une couleurs quand tout à coup mon téléphone sonne. William de chez Yema m’informe qu’une nouveauté sera bientôt annoncée.

« Elle devrait te plaire » me dit-il en plus de m’annoncer qu’elle arrivera bientôt chez moi. Pas une photo, pas une info, le mystère reste entier. Le regard dans le vide, j’essaye d’imaginer ce qu’ils ont bien pu créer. Les possibilités sont infinies. La marque date de 1948, ses partenariats sont nombreux et prestigieux et le terrain d’expression de la nouveauté peut être la terre, la mer, les cieux ou l’espace.

L’émotion retombée, j’appelle Christopher Bôle pour tâcher de lui soutirer quelques informations. Après quelques banalités, j’attaque.

  – Christopher je sais qu’une nouveauté va être annoncée, dis-moi au moins dans quel univers elle s’inscrit ?

  – J’ai deux indices à te donner : Pense Ayrton Senna et Jacques-Yves Cousteau.

Jacques-Yves Cousteau
Jacques-Yves Cousteau
Ayrton Senna
Ayrton Senna

Pour ce genre d’aventure, je sais vers qui me tourner. Thibaud est mon meilleur ami. De 6 jours mon ainé, on ne se quitte plus depuis l’enfance.

« Thib, prépare ton sac dans quelques jours on part à l’aventure. » Toutes informations supplémentaires auraient été superflues, nous n’attendions plus que la délivrance : l’arrivée du facteur !

Si Amazon te livre en 24 heures, il faut être un peu plus patient avec La Poste. Une journée passe, puis une deuxième. Au troisième jour, l’impatience est à son maximum. J’ai fait et refais au moins dix fois mon sac et depuis l’appel de William, mon esprit est ailleurs. Alors quand mon téléphone sonne et que le numéro n’est pas dans mon répertoire, je suis déjà à ma porte, prêt à descendre pour récupérer mon colis. Cette fois-ci c’est la bonne. Pas un instant à perdre.

« Dis Siri appelle Thib ! » Pendant que la sonnerie s’égrène, je me change à toute vitesse.

  – Ouais allo ?

  – Mon vieux c’est l’heure, je suis chez toi dans 10 minutes.

  – Génial ! A tout de suite.

J’adore cette efficacité ! Le colis est ouvert et j’y découvre deux boîtes. Ma main plonge sur celle de gauche. J’apprendrai plus tard que je venais de passer à mon poignet la Meangraf Sous-Marine R60. Sa consœur, la Meangraf Sous-Marine Y60, est refourguée dans mon sac.

Dans ces moments-là, il y a deux scenarios. Soit tout se passe très bien, tu arrives à peine sur le quai du métro qu’il arrive. Pas une grève, pas un retard, tout est parfait. Tu as même la chance d’avoir une place assise. Soit tout va mal. Heureusement, le destin a choisi le premier scénario aujourd’hui. 

A peine arrivé chez Thib que nous sommes sur sa moto, direction l’Ouest. Alors que les kilomètres s’enchainent, je repense à ce que m’a dit Christopher. Si mes souvenirs sont bons, Yema déposa la marque Meangraf en 1965 et son premier modèle voit le jour en 1969. Reconnaissable grâce à sa lunette spéciale pour le calcul des moyennes auto, du symbole d’une route fuyante et d’index légèrement centrés. Si sur les premières Meangraf la route fuyante est horizontale, elle est verticale sur sa petite sœur que j’ai au poignet.

Yema Meangraf 1970
Yema Meangraf Sous Marine R60

Le soleil termine sa course quand nous arrivons. Quel plaisir de retrouver ma Bretagne ! Après un bon diner, on se place devant la cheminée, nos regards se perdent dans les flammes et notre soirée commence par : « Tu te souviens quand … »

Bien plus qu’une montre, un souvenir

L’impatience a laissé sa place à l’excitation et après une bonne nuit de sommeil, notre aventure peut enfin commencer.

Le ciel est dégagé, l’herbe mouillée par la rosée et le soleil chauffe lentement l’atmosphère encore fraiche de la nuit.

Après un bon petit déjeuner, on se dirige vers ma Renault R5. Véritable four l’été et vrai frigo l’hiver, elle est à parfaite température en ce mois d’Avril.

Les affaires sont mises dans le coffre et nous prenons la route direction Locquémeau. En 20 minutes, coude à la portière et cheveux au vent, nous atteignons ce magnifique petit port.

Locquémeau Bretagne
Locquémeau, Bretagne

Thibaud porte la Meangraf Sous-Marine Y60 et moi la R60. Pendant le trajet, le soleil fait son office en rechargeant le SuperLuminova bleu présent sur les index des heures et des indications sur la lunette bidirectionnelle incrusté dans la boite. Facilement maniable, elle nous permettra de savoir depuis combien de temps nous sommes dans l’eau.

Si nous sommes venus dans ce petit coin de paradis, c’est pour y plonger. Sans bonbonnes, tout se fera avec masque et tuba. Ça sera le baptême du bracelet Rubber et un moment hors de temps pour nous.

Yema Meangraf Sous Marine Y60 et R60
Meangraf Y60 et R60

A peine arrivés, nous sommes déjà dans nos combinaisons. L’eau est à 14 degrés mais les 7 millimètres d’épaisseurs de nos combinaisons nous garderons bien au chaud.

Le verre saphir double dôme permet une meilleure lisibilité sous l’eau et lorsque nous entamons nos premières brasses, il est 10h25. Je règle la lunette bidirectionnelle et l’exploration peut commencer.

Ni toi ni moi ne sommes des plongeurs professionnels. Il est peu probable que tu te retrouves à gratouiller les fonds marins par 300 mètres. Ni même que tu dépasses les 20 mètres de profondeur. Et pourtant la Meangraf Sous-Marine est étanche jusqu’à 300 mètres, là où moins d’un pourcent de la lumière passe. Tu comprends maintenant l’intérêt du SuperLuminova et de la valve à hélium.

Les yeux pleins d’étoiles. Le corps balloté par le rythme des vagues, je suis pensif. Déjà je comprends les indices donnés par Christopher. La Meangraf Sous-Marine est à la croisée des chemins entre une diver et un chrono.

Le rehaut 24 heures s’inspire directement des première Meangraf des années 70. Mais à quoi bon une étanchéité à 300 mètres et une valve à hélium ?

Lorsque cette question me traverse l’esprit alors que je m’approche d’un petit ban de maquereaux, j’ai deux images qui me viennent en tête. La première, celle du tableau de bord de la R5. Je peux t’assurer que t’atteindra difficilement les 180 km/h avec cette voiture. Certes le moteur a la puissance, mais tu risques de ne finir plus qu’avec que le volant entre les mains après que la voiture ait joué au Petit Poucet sur la route.

Et la deuxième, moi en train de nager. J’aurai très bien pu écrire un simple article de review en restant bien au chaud derrière mon bureau. Et pourtant je suis là. Je regarde la montre, il est 12h, il va être l’heure de rentrer. La peau salée, le corps sec mais froid, nous sommes là assis dans le coffre de la voiture à regarder le paysage, un bon sandwich à la main et une bière au pied. Nous n’aurions pas pu rêver mieux.

Alors oui je ne suis pas près de plonger jusqu’à 300 mètres, mais ma Meangraf Sous-Marine R60 ne m’en empêchera pas.

Par contre lorsque je la regarde, j’ai ce souvenir qui me reviens et qui sera repartagé à de nombreuses soirée qui ont commencé par « tu te souviens quand … » Car après tout c’est ça la vie.

Nos tocantes ne sont que de simple recueil de souvenir qui nous reviennent lorsque nous y plongeons notre regard.

Ici commence donc notre meilleure soirée et c’est à ton tour de nous partager l’un de tes souvenirs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.